EXULTET
Auteur : Marius Nshombo
Usage : Pâques,

EXULTET

Exultez de joie, 
multitude des anges,
Exultez, 
serviteurs de Dieu,
Sonnez cette heure triomphale
Et la victoire d’un si grand roi.

Sois heureuse aussi, 
notre terre,
Irradiée de tant de feux,
Car il t’a prise 
dans sa clarté
Et son règne a chassé ta nuit.

Réjouis-toi, 
mère Église,
Toute parée de sa splendeur, 
Entends vibrer 
dans ce lieu saint
L’acclamation 
de tout un peuple.

(Le Seigneur soit avec vous.
Et avec votre esprit.
Élevons notre coeur.
Nous le tournons vers le Seigneur.
Rendons grâce au Seigneur notre Dieu.
Cela est juste et bon.)

Vraiment, 
il est juste et bon
De chanter à pleine voix 
et de tout cœur
Le Père tout-puissant, 
Dieu invisible,
Et son Fils unique, 
Jésus Christ, 
notre Seigneur.

C’est lui 
qui a remis pour nous 
au Père éternel
Le prix de la dette 
encourue par Adam ;
C’est lui qui répandit 
son sang par amour
Pour effacer la condamnation 
du premier péché.

Car 
voici la fête de la Pâque
Dans laquelle 
est mis à mort l’Agneau véritable
Dont le sang 
consacre les portes des croyants.

Voici la nuit 
où tu as tiré d’Égypte
Les enfants d’Israël, 
nos pères,
Et leur as fait passer 
la mer Rouge à pied sec.

C’est la nuit 
où le feu d’une colonne lumineuse
Repoussait les ténèbres du péché.
C’est maintenant la nuit
Qui arrache au monde corrompu,
Aveuglé par le mal,
Ceux qui, 
aujourd’hui et dans tout l’univers,
Ont mis leur foi dans le Christ :

Nuit qui les rend à la grâce
Et leur ouvre 
la communion des saints.

Voici la nuit où le Christ,
Brisant les liens de la mort,
S’est relevé, 
victorieux, 
des enfers.

Merveilleuse condescendance 
de ta grâce !
Imprévisible choix de ton amour :
Pour racheter l’esclave, 
tu livres le Fils.

Il fallait le péché d’Adam
Que la mort du Christ abolit.
Heureuse était la faute 
Qui nous valut pareil Rédempteur.

Car le pouvoir sanctifiant de cette nuit
Chasse les crimes et lave les fautes,
Rend l’innocence aux coupables
Et l’allégresse aux affligés.

O nuit de vrai bonheur,
Nuit où le ciel s’unit à la terre,
Où l’homme rencontre Dieu. 
Dans la grâce de cette nuit, 
Accueille, Père saint, 
en sacrifice du soir
La flamme montant 
de cette colonne de cire
Que l’Église t’offre par nos mains.
Permets que ce cierge pascal, 
Consacré à ton nom,
Brûle sans déclin dans cette nuit.

Qu’il soit agréable à tes yeux,
Et joigne 
sa clarté à celle des étoiles.

Qu’il brûle encore 
quand se lèvera l’astre du matin,
Celui 
qui ne connaît pas de couchant,
Le Christ, 
ton Fils ressuscité, 
Revenu des enfers,
Répandant sur les humains 
sa lumière et sa paix,

Lui qui règne 
avec toi 
et le Saint-Esprit,
Maintenant 
et pour les siècles 
des siècles
Amen.

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